Le Dipping
Ou "Trempette des
orteils dans l'empeigne..."
L'art du dipping
consiste à expulser le talon de l'emprise
du renfort de l'escarpin qui le retient et de
laisser les orteils " tremper " doucement
dans l'empeigne, caressant parfois la surface
lisse de la fausse semelle sous les petits coussinets
charnus des doigts de pied.
C'est un spectacle aussi fascinant que le dangling
pour le fétichiste du pied féminin.
En effet, il permet d'admirer les courbes merveilleuses
du talon charnu ainsi exposé, descendre
sous l'arche cambré et disparaître
enfin sous le cuir de la chaussure où
se cachent les timides orteils
La femme pratique cet art presque à tous
les jours, sans même en être consciente.
Les occasions de le faire sont multiples : pieds
enflés par la marche ou la fatigue, chaussures
neuves qui blessent, pieds trop chauds et étouffés
dans leur prison de cuir, et j'en passe. Les
grandes soirées ou les sorties au restaurant
sont l'occasion d'enfiler de nouveaux bas nylon
ou collants soyeux, ainsi qu'une paire de chaussures
à talon haut pour souligner l'événement.
Mais alors qu'assise à une grande table,
ou encore dans son siège de théâtre,
la femme même très distinguée
fera subrepticement sortir ses talons de ses
souliers, mais gardera les orteils à
l'intérieur de l'empeigne, les deux pieds
ainsi prêts à réintégrer
leur cachette le moment venu.
Mais certaines femmes le feront dans un but
bien plus précis : allumer le spectateur
qui aura les yeux rivés sur ses jambes
et ses pieds et qu'elle aura remarqué
du coin de l'il. Les plus adroites sont
celles qui portent des bas nylon, car le pied
glisse alors bien mieux hors de la chaussure
que si le cuir s'agrippe à la peau nue
et moite. D'une simple pression sur le bout
de son pied, elle permettra à ses talons
de s'échapper des renforts, mais gardera
ses pieds cambrés, à demi sortis
de l'escarpin. Certaines le feront d'un seul
pied, l'arche hautement courbé bien en
vue alors qu'elle croiseront l'autre pied bien
chaussé derrière cette cheville.
Le dipping peut aussi se pratiquer avec des
sandales, des mules ou même des souliers
de course! Mais le plus grand bonheur de l'admirateur
de cet art lui est procuré lorsque fait
avec des escarpins fermés. La sandale
à sangles laisse voir le pied presque
en entier. Et même si la vue d'un pied
ganté de nylon, bien cambré et
reposant calmement sur la fausse semelle de
la sandale peut être une image tout à
fait attirante, rien ne vaut le plaisir de tenter
de deviner de l'apparence d'un pied totalement
caché, avant que ne débute l'exercice!
Il arrive au voyeur de modifier ses propres
activités, simplement pour pouvoir enfin
voir apparaître ce pied merveilleux qu'il
ne peut qu'imaginer lorsque sous le couvert
d'un escarpin à talon aiguille bien haut
et effilé, porté au bout d'une
jambe reluisante de soyeux nylon, au galbe parfait,
menant à une cheville svelte et sexy.
S'il voit ces jambes monter dans un autobus,
il s'empressera de s'engouffrer dans le véhicule
à son tour et de s'asseoir derrière
elle, tout en choisissant son angle de vision,
afin que rien n'obstrue sa vue vers ces objets
de désir. De même, il s'attardera
dans une salle d'attente, à la banque
ou un magasin, si une telle paire de jambes
attire son regard.
Patiemment il fixera ces sculptures de cuir
qui en elles-mêmes sont très attirantes.
Oh comme il aimerait avoir la tête sous
le siège de cette dame pour pouvoir bénéficier
d'un point de vue encore plus privilégié!
Il aurait en prime, le bonheur d'ajouter son
sens de l'odorat à cet ultime spectacle
Humer le parfum du pied fraîchement sorti
du cuir chaud et moite, hum
Mais cela
ne se fait qu'entre adultes consentants et le
transport public ou la salle d'attente du médecin
ne s'y prête guère. Il attends
donc patiemment et examine le talon de la dame,
afin de déterminer deux choses : si d'abord
elle porte des bas nylon, avec pointe et talon
renforcés, et ensuite si l'escarpin s'échappe
ou non de ce pied délicat. En effet,
à mesure que la chaussure glissera (peut-être)
tranquillement hors du pied, il pourra voir
apparaître ce petit rectangle dans le
nylon, de teinte plus foncé que le reste
transparent du bas qui caresse la peau de cette
dame
Dans le cas contraire, il en déduira
qu'elle porte sans doute des collants, sans
toutefois en être convaincu car il existe
en effet aujourd'hui des bas fins qui n'ont
aucun renfort ni au talon, ni à la pointe
et que l'on dit diaphanes. Mais il y a aussi
des collants à pointe et talons renforcés
qui pourraient induire notre homme en erreur
Cela
est mieux défini sous le thème
des bas et collants, que le lecteur retrouvera
dans ce lexique.
Eh oui! Au plus grand plaisir du fétichiste
patient, il voit enfin apparaître ce petit
rectangle tant souhaité! Les bas que
portent cette jolie paire de jambes sont presque
noirs et le talon qui doucement fait son apparition,
est très luisant, d'un noir jet absolu.
Oh comme il anticipe de voir le renfort s'écarter
et laisser émerger complètement
cette boule de chair bien charnue! Comme si
une force invisible répondait à
son souhait, l'escarpin lâche brusquement
son emprise et le talon frappe avec force le
plancher de bois ou de métal, tout en
laissant entendre un bruit très particulier
qu'une oreille exercée saura reconnaître
aisément! En effet, le bruissement que
fait le cuir au contact du nylon, l'air qui
s'engouffre dans la chaussure subitement vide,
puis le talon qui s'abat sur le sol, sont des
bruits typiques et facilement identifiables
par l'expert fétichiste!
La dame laissera ainsi son pied délicat
profiter de sa liberté et reculera à
peine les orteils, caressant la fausse semelle
sous l'empeigne de cuir. Oui, ce sont des bas
nylon à pointe et talon renforcés!
En effet il aperçoit enfin la pointe
plus opaque qui couvre le bout de ces petits
doigts de pied, laissant entrevoir la naissance
des fentes qui les séparent à
travers le nylon transparent. Mais le bout de
ces orteils délicats demeure caché
et par l'opacité du tissus doublé
qui les recouvre, et par le col de l'empeigne
qui les cache à moitié.
Notre homme restera ainsi hypnotisé par
ce pied à moitié déchaussé,
épiant le moindre mouvement de ce membre
de chair sculptural qui à tout instant
peut se mettre à glisser le long de la
fausse semelle ou encore agiter les orteils
pour chasser l'engourdissement et la douleur
que leur procure l'étroit soulier. Mais
aussi, et à son grand regret, ce pied
s'enfoncera à nouveau dans son étui
de cuir souple pour disparaître, alors
que l'élégante dame devra quitter,
lorsque arrivée à destination,
ou appelée à rencontrer son médecin
Mais les images resteront longtemps gravées
dans la mémoire de l'admirateur. Elles
lui appartiennent et seront l'objet de rappels
dans ses pensées, lorsqu'il se retrouvera
seul et pourra se masturber dans l'intimité
de son foyer, tout en revivant dans ses moindres
détails, ce film qu'il reverra comme
s'il y était